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	<title>Pourquoi je vote</title>
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		<title>Critique du livre de Jean Laliberté «Réinventer la démocratie»</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 20:50:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Lavigne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
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		<description><![CDATA[Les citoyens sont très critiques des partis politiques et du processus électoral. Ils déplorent en particulier les querelles inutiles, l’influence excessive des groupes de pression et le rôle occulte de l’argent dans le système politique. Après avoir fait état des &#8230; <a href="http://pourquoijevote.qc.ca/2011/12/05/critique-du-livre-%c2%abreinventer-la-democratie%c2%bb-de-jean-laliberte/">Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://pourquoijevote.qc.ca/wordpress/wp-content/uploads/ReinventerDemocratie1.jpg"><img class="size-full wp-image-997 alignleft" title="ReinventerDemocratie" src="http://pourquoijevote.qc.ca/wordpress/wp-content/uploads/ReinventerDemocratie1.jpg" alt="Réinventer la démocratie" width="150" height="240" /></a>Les citoyens sont très critiques des partis politiques et du processus électoral. Ils déplorent en particulier les querelles inutiles, l’influence excessive des groupes de pression et le rôle occulte de l’argent dans le système politique.</em></p>
<p><em><span id="more-992"></span>Après avoir fait état des nombreuses faiblesses de la démocratie élective, Jean Laliberté propose une démocratie participative permettant d’éliminer les affrontements stériles entre les partis politiques, d’affranchir les membres de l’Assemblée nationale de la ligne de parti et de les laisser reprendre leur droit de parole, de supprimer l’influence des lobbies et de l’argent, ainsi que de mettre fin aux cachotteries et aux mensonges. Cette démocratie participative repose sur la création de Regroupements pour la bonne gouvernance qui sont des forums d’information et d’échange centrés sur des sujets particuliers comme la santé et l’éducation. Un Conseil de la bonne gouvernance est chargé de guider la création et le bon fonctionnement de ces regroupements, responsables entre autres de choisir les membres de l’Assemblée nationale selon un processus qui laisse une large place au hasard. Jean Laliberté définit aussi de quelle manière ce nouveau système pourrait être mis en place et comment il permettrait de réaliser un «gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple». </em></p>
<p><em>La préface du livre est signée par M. Vincent Lemieux, professeur émérite au Département de science politique de l’Université Laval. </em></p>
<p><em>Jean Laliberté est détenteur d’une maîtrise en science politique (Université Laval, 1968) et a complété un cycle d’études à l’École nationale d’administration (Paris, 1971). Il a travaillé dans la fonction publique fédérale de 1967 à 1979 et dans la fonction publique du Québec de 1979 à 2002. Par la suite, il a été conseillé en gestion au sein d’une grande société québécoise. Il est l’auteur du livre Les Fonctionnaires – Politique, bureaucratie et jeux de pouvoirs publié au Septentrion en 2009. Pour échanger avec l’auteur : <a href="http://www.septentrion.qc.ca/jeanlaliberte/" target="_blank">www.septentrion.qc.ca/jeanlaliberte/</a>.</em> (copie du <a href="http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=1202596&amp;def=R%c3%a9inventer+la+d%c3%a9mocratie%2cLALIBERT%c3%89%2c+JEAN%2c9782894486696" target="_blank">résumé de Renaud-Bray.com</a>)</p>
<h2>Notes de lecture</h2>
<p>Dans sa conclusion, l’auteur mentionne « qu’il est évident qu’une transformation de cette ampleur est une œuvre de longue haleine. Si la thèse présentée dans cet ouvrage se confirme et que les institutions démocratiques actuelles continuent de se détériorer, le cynisme des électeurs s’accroîtra et de plus en plus de gens opteront pour le changement. »</p>
<p>L’auteur assume qu’ils opteront pour le changement mais n’insiste pas beaucoup sur le fait qu’ils devront s’impliquer pour réaliser ce qu’il faudra pour remplacer les institutions en place. Les gens devront être convaincus que le nouveau système proposé sera beaucoup supérieur au système actuel. Les citoyens devront s’impliquer personnellement car ils exerceront ce que l’auteur appelle la démocratie participative qui est exercée par chaque personne qui décide de s’intéresser à la chose publique et de s’y impliquer activement. La personne qui s’implique n’agit pas isolément mais en collaboration avec ses compatriotes en vue d’une bonne gouvernance.</p>
<p>Jean Laliberté a au moins eu le courage d’élaborer un concept qui pourrait fonctionner si l’égocentrisme et l’individualisme n’étaient pas caractéristiques des citoyens/électeurs/jeunes/instruits actuels. L’auteur a développé une utopie valable mais qui va rester lettre morte faute d’intérêt « sonnant et trébuchant » pour les gens qui s’y impliqueront. Dans la première partie du livre, il décrit très bien les problèmes liés aux partis politiques et aux groupes d’intérêts qui les motivent et les financent. Dans la deuxième partie, tout repose sur l’altruisme et la bonne volonté des citoyens qui formeront des Regroupements sous forme de forums d’information et d’échange sur les politiques publiques. Regroupements dans tous les domaines : éducation, santé, développement économique, etc. Le conseil des regroupements ou Conseil de la bonne gouvernance remplace l’Assemblée nationale et exerce le pouvoir. Un « chancelier » remplace le premier ministre.</p>
<p>Toute la difficulté d’un projet de ce genre c’est de recruter suffisamment d’adeptes et de partisans pour promouvoir les idées et les concepts et faire changer d’opinion les décideurs en leur faisant valoir l’intérêt qu’ils en retireront personnellement soit financièrement ou en augmentant leur pouvoir et leur prestige.</p>
<p>D’autres auteurs développent des idées et des concepts dans le même sens :</p>
<p>Rémi Lefebvre. “Il faut d’abord réinvestir la question institutionnelle”. Entre un système local de plus en plus confus, des élections législatives qui perdent leur sens du fait de l’inversion du calendrier électoral, notre système électoral est devenu insensé, trop complexe, illisible. “Il faut ensuite redonner du pouvoir au peuple pour le redonner au politique”. On l’a dit. Déprofessionnaliser le politique qui se drape derrière l’alibi de la complexité. La compétence des hommes politiques n’est pas supérieure à celle des citoyens et ce d’autant plus dans une société avec une forte augmentation du capital culturel. “L’alibi de complexification de l’action publique est un coup de force intenable ! Cette déprofessionnalisation passe par la limitation du cumul des mandats, non pas en nombre, mais dans le temps. C’est une réforme difficile, mais qui serait un levier puissant sur la confiance et la capacité d’action des élus, estime le chercheur en sciences politiques.</p>
<p>La troisième piste nécessite de penser les rapports entre médias et démocratie. “Nous sommes malades de cette démocratie d’opinion qui donne trop de poids aux sondages et de ce journalisme centré sur les stratégies qui fait prévaloir le jeu politique sur les enjeux.”</p>
<p>Enfin, il est nécessaire de multiplier les formes de participation, de pluraliser la démocratie. Et pourquoi pas, par exemple, développer le tirage au sort à tous les niveaux, comme le proposait récemment Yves Sintomer dans le dossier de la Vie des idées, sur le monde en 2112.</p>
<p>En dernière analyse, ce sont les politiciens actuels qui décideront de s’intéresser à la démocratie participative si suffisamment de pression et de promotion sont exercés de la part de ceux qui croient encore qu’un changement est possible sans une révolution tranquille ou non.</p>
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		<title>Partie 3 – Le débat</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 20:35:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Deslauriers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Textes de réflexion]]></category>
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		<description><![CDATA[La politique devrait être le lieu où le débat inspire le peuple, pour qu’il s’implique, s’active et réfléchisse à son rôle dans le développement de la civilisation. Nous avons de moins en moins une politique tenue dans des lieux où &#8230; <a href="http://pourquoijevote.qc.ca/2011/11/29/partie-3-le-debat/">Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La politique devrait être le lieu où le débat inspire le peuple, pour qu’il s’implique, s’active et réfléchisse à son rôle dans le développement de la civilisation.</p>
<p><span id="more-988"></span>Nous avons de moins en moins une politique tenue dans des lieux où ceux et celles qui s’expriment sont éloquents, savent écouter les autres et faire de la cohésion et de la cohérence le fruit leur travail.</p>
<p>Si l’art de s’exprimer librement retrouve sa place en politique, que l’éloquence, le vocabulaire, la fluidité de la parole dans le débat caractérisent le discours de nos dirigeants, nous serons au début d&#8217;une nouvelle ère, parce que l’art de s’exprimer retrouvera sa place. Parce que nous prendrons temps « d’écouter la politique », parce que les médias devront s’adapter à notre nouvelle relation avec la politique et changer leur traitement de celle-ci.</p>
<p>Pour l’instant, nous n’en sommes pas là.</p>
<p>Entendre n’est pas suffisant, pour débattre il faut savoir écouter</p>
<p>Je crois bien que le temps nous manque en politique. À trop penser à court terme nous en venons à subir une pression de plus en plus insoutenable. Nous n’avons plus le luxe du temps, pour que les hauts lieux de pouvoir soient des lieux de débats, de luttes d’arguments, mais aussi d’ouverture d’esprit, de relations dans la conscience de l’interdépendance.</p>
<p>Au Québec, nous sommes dans une guerre irrégulière. Une guerre médiatique où l’on s’affronte sans merci pour le pouvoir. Pressés par les sondages, les scrums, l’urgence du clip vidéo et de la nécessité de faire la nouvelle. Dans notre frénésie commune, nous avons oublié la nature même de la politique et aujourd’hui, notre démocratie est en danger.</p>
<p>Dans cette guerre, il n’y a pas de place pour l’écoute, pour la relation. C’est nous contre nous, c’est notre incohérence qui se manifeste.</p>
<p>Il est temps de faire mentir ces mots qui définissent bien le contexte politique actuel : c’est seulement ligués les uns contre les autres que les hommes sont unis.</p>
<p>Et je parle bien ici des hommes au sens masculin du terme, car après tout, ne sont-ils pas les seuls responsables de la création de notre système politique ? Un système qui prend de l’âge, rongé par la confrontation, un système qui devrait évoluer en demandant l’avis de celles qui ont été oubliées lorsque vint le temps de penser notre monarchie parlementaire et la façon d’y organiser le débat et la prise de décisions&#8230;</p>
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		<title>Partie 2 – La Confiance</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 14:01:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Deslauriers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La politique vit une crise. La prise de conscience de plus en plus répandue de la forte concentration des responsabilités politiques entraîne une vague d’abandon, voire de mépris.  Des « on s’en fout, on ne peut rien faire, ce sont tous &#8230; <a href="http://pourquoijevote.qc.ca/2011/11/01/partie-2-%e2%80%93-la-confiance/">Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La politique vit une crise. La prise de conscience de plus en plus répandue de la forte concentration des responsabilités politiques entraîne une vague d’abandon, voire de mépris.  Des « <em>on s’en fout, on ne peut rien faire, ce sont tous des crosseurs »</em>, on en entend de plus en plus.</p>
<p><span id="more-983"></span>Le phénomène est clair et pas seulement en politique. Nous vivons un déclin de la confiance. On se méfie de plus en plus. La méfiance envers l’inconnu, l’étranger, la méfiance envers les nouvelles idées, envers ce qui nous surprend, etc.</p>
<p>La méfiance fait-elle maintenant partie de notre culture ? J’ose croire que nous n’en sommes pas encore là, bien que nous empruntons aujourd’hui des routes qui pourraient nous y mener.</p>
<p>Avouons-le, le momentum n’est pas en la faveur d’une vie politique active et en santé. Comment pouvons-nous être collectivement viables si les mécanismes de prise de décisions se dégradent sous nos yeux ? <em>À vouloir aller dans toutes les directions, nous nous sommes risqués sur des chemins dangereux.<br />
</em></p>
<p>Illico, mettons le cap sur la confiance. Quelle que soit la taille de la communauté, le développement de relations de confiance durables constitue un fondement solide, un sol fertile pour l’enracinement d’une démocratie qui fleurira ailleurs que sous et sur les drapeaux.</p>
<p>Travaillons à ramener la confiance. Comment ? Doucement ! En offrant, dès le jeune âge des opportunités de plus en plus nombreuses de prendre des responsabilités. Pourquoi ? Parce que plus il y a de responsabilités honorées, plus la confiance augmente.</p>
<p>On développe de la confiance en soi en honorant des responsabilités et on établit des relations de confiance avec ceux et celles avec qui on partage les responsabilités. Confiance et responsabilités sont essentielles à la santé politique et sociale. Nous sommes les architectes de notre démocratie et un peuple qui se méfie ne peut pas être cohérent. Rien dans sa philosophie, dans ses lois, dans ses pratiques ne peut-être viable si la méfiance fait partie de son identité. En effet, si la méfiance éloigne les citoyens les uns des autres, ils ne peuvent plus œuvrer ensemble à la construction de leur société. En l&#8217;absence de rassemblements significatifs, le peuple n&#8217;est plus cohérent, car disparaît lentement sa nature même de peuple.</p>
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		<title>Partie 1 &#8211; Les responsabilités : du pouvoir, on en veut</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 14:11:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Deslauriers</dc:creator>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous vivons une crise existentielle. La plupart des remparts de notre identité collective sont menacés, pour le meilleur ou pour le pire. Nous en sommes là&#8230; De plus en plus critiques, informés, conscients, beaucoup se détournent des institutions politiques traditionnelles. &#8230; <a href="http://pourquoijevote.qc.ca/2011/10/24/partie-1-les-responsabillites-du-pouvoir-on-en-veut/">Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vivons une crise existentielle. La plupart des remparts de notre identité collective sont menacés, pour le meilleur ou pour le pire. Nous en sommes là&#8230;</p>
<p><span id="more-975"></span>De plus en plus critiques, informés, conscients, beaucoup se détournent des institutions politiques traditionnelles. Les médias font état du cynisme, de l’apathie, mais je cherche encore  les enquêtes sur les causes profondes de notre inertie politique.</p>
<p>Les trois prochains textes de ce blogue tenteront de faire un examen modeste de la situation.</p>
<p>Responsabilités. Confiance. Débat.</p>
<p>Trois thèmes, trois textes, une réflexion sur l’état de notre démocratie.</p>
<p><strong>Partie 1 : Les responsabilités : du pouvoir on en veut</strong></p>
<p>On entend souvent, en lien avec la politique : je ne peux rien faire, je n’ai pas de pouvoir, ça ne sert à rien, ma voix n’est pas écoutée !</p>
<p>C’est un état d’esprit qui est  peut-être légitime, mais il faut aller plus loin que le constat. Pourquoi plusieurs, et de plus en plus, pensent ainsi ? Comment expliquer ce phénomène ? Qu’est-ce qui cause ces sentiments ? Répondre à ces questions est une tâche de longue haleine. Alors, commençons tout de suite.</p>
<p>Peut-être en partie parce que politiquement, nous n’avons presque aucune responsabilité (ou peut-être aucune). Quelles sont nos responsabilités politiques ? Voter ? S’exprimer ? S’impliquer ?</p>
<p>Nos responsabilités se manifestent souvent ainsi : responsabilités envers la famille, envers le travail et quoi d’autre ? Quelles sont nos responsabilités politiques envers la société ? Bien sûr, nous payons des impôts, mais cette responsabilité est souvent vue comme un fardeau et non comme une responsabilité que nous sommes fiers d&#8217;assumer.</p>
<p>Voici la définition de responsabilité : le fait d’être responsable, de devoir répondre de ses actes ou ce ceux de quelqu’un d’autre, ou d’avoir à sa charge des décisions. Or, dans les faits, en politique, les responsabilités et la prise de décisions sont concentrées dans les mains d’un nombre restreint. Prendre conscience de ce phénomène en amène beaucoup à se décourager. On réalise qu’au final nous n’avons pas de responsabilité politique.</p>
<p>C’est ce qui se passe actuellement. Le mot circule, ça se jase. On veut être responsables politiquement. Du pouvoir, on en veut. Mais encore faut-il accepter de prendre ses responsabilités tout en se donnant les moyens de les assumer. Un projet de société peut se construire, entre autres, en stimulant le sens des responsabilités à travers les réseaux d’éducation. À long terme le partage des responsabilités politiques aura un impact sur la solidarité, la gouvernance et la vie en collectivité. Il faut simplement se donner le temps de bien méditer un avenir moins frénétique.</p>
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		<title>Néocratie</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 13:26:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Deslauriers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes de réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[créativité]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
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		<description><![CDATA[─ Ça jase pas mal de néocratie ! ─ C&#8217;est assez vague comme concept. J&#8217;ai entendu des jeunes en parler. Néocratie, nouveau pouvoir. Ça se construit en ce moment. ─ J’ai lu ça sur un blogue, le nom n’a rien de définitif. En fait &#8230; <a href="http://pourquoijevote.qc.ca/2011/09/28/neocratie/">Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>─ Ça jase pas mal de néocratie !</p>
<p>─ C&#8217;est assez vague comme concept. J&#8217;ai entendu des jeunes en parler. Néocratie, nouveau pouvoir. Ça se construit en ce moment.</p>
<p><span id="more-970"></span>─ J’ai lu ça sur un blogue, le nom n’a rien de définitif. En fait on réclame un changement dans la façon de prendre les décisions, de choisir les leaders de la collectivité, les citoyens veulent mettre le noyau du pouvoir au centre de la place publique.</p>
<p>─ Offrir des espaces pour que les citoyens puissent imaginer et créer un système politique dans lequel ils désirent évoluer, où tous et toutes peuvent prendre la parole sans être dégradés par d’autres, que ce soit pour la non-conformité de leurs idées ou encore pour l’originalité de celles-ci. Le temps est venu de prendre un moment pour se redéfinir ensemble.</p>
<p>─ D’accord, le système actuel commence à dater, mais on commence par où ?</p>
<p>─ Dans la néocratie, l’éducation revient au centre de l’évolution sociale avec la valorisation du savoir et des connaissances. Dans les salles de classe, le respect revient. Le respect de l’autorité du maître, mais aussi le respect des autres camarades de classe et des autres humains qui circulent dans l’école. En commençant par là, on remet le respect au centre de notre réalité collective.</p>
<p>─ On doit aussi affirmer l’importance de la curiosité, des questionnements, en mettant l’emphase sur l’écoute et le partage des savoirs et de la créativité. La violence est présente à l’école et plus d’art et d’expression peuvent sans doute la réduire. En enracinant davantage l’école dans la vie de la communauté, nous pouvons tendre vers une nouvelle ère. C’est par l’école que l’on débute la réflexion pour une vision à long terme.</p>
<p>─ Le momentum démontre que Québécois et Québécoises délaissent de manière croissante la culture politique et les institutions démocratiques. Il y a donc une réelle désaffectation, un mouvement d’abandon s’effectue. Comme les gens délaissent la culture politique actuelle, nous nous retrouvons dans un contexte plus propice à l’innovation : le cynisme et le désaveu prouvent qu&#8217;il y un besoin criant de changement donc une nécessité d&#8217;innovation.</p>
<p>─ Une néocratie ça se construit comment ? On commence seulement par l’école ? On commence par ailleurs ?</p>
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		<title>Défi national jeunesse : L&#8217;art de la démocratie</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 16:08:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Leclerc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités ou concours]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre de la Semaine canadienne de la démocratie (du 12 au 16 septembre), Élection Canada, en collaboration avec L&#8217;Apathie c&#8217;est plate, offre aux jeunes canadiens de 14 à 30 ans l&#8217;occasion de prendre part de façon créative à &#8230; <a href="http://pourquoijevote.qc.ca/2011/09/12/defi-national-jeunesse-lart-de-la-democratie/">Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de la Semaine canadienne de la démocratie (du 12 au 16 septembre), <a href="http://www.elections.ca/accueil.aspx" target="_blank">Élection Canada</a>, en collaboration avec <a href="http://www.apathyisboring.com/fr" target="_blank">L&#8217;Apathie c&#8217;est plate</a>, offre aux jeunes canadiens de 14 à 30 ans l&#8217;occasion de prendre part de façon créative à cet événement en relevant un <em>Défi national jeunesse</em>.</p>
<p><span id="more-948"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.democracy-democratie.ca/content.asp?document=home&amp;lang=f" target="_blank"><img title="Semaine canadienne de la démocratie" src="http://pourquoijevote.qc.ca/wordpress/wp-content/uploads/demweek_f4.jpg" alt="" width="300" height="115" /></a></p>
<p>Répondez à la question « Qu&#8217;est-ce que la démocratie pour toi ? » au moyen d&#8217;une image, d&#8217;une vidéo, d&#8217;un article de blogue ou d&#8217;un tweet afin de souligner cette semaine à votre façon. Il y a des <a title="Défi national jeunesse - prix à gagner" href="http://www.democracy-democratie.ca/content.asp?section=med&amp;dir=nrma/nr&amp;document=nrbk-110913&amp;lang=f" target="_blank">prix intéressants</a> à gagner. La date limite pour participer au concours est le <strong>30 novembre 2011</strong>.</p>
<p>Tous les détails sur le site Web de la <a title="Semaine canadienne de la démocratie" href="http://www.democracy-democratie.ca/content.asp?document=home&amp;lang=f" target="_blank">Semaine canadienne de la démocratie</a>.</p>
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		<title>Ces jeunes qui délaissent les urnes</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 17:53:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Deslauriers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[prise de décision]]></category>
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		<description><![CDATA[— As-tu vu les jeunes, ils votent de moins en moins. — Ils délaissent les urnes, j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;ils ne croient plus aux institutions, ils ne sentent plus l&#8217;inspiration politique, ils se sentent loin des élus et ils démontrent peu &#8230; <a href="http://pourquoijevote.qc.ca/2011/09/09/ces-jeunes-qui-delaissent-la-politique/">Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>— As-tu vu les jeunes, ils votent de moins en moins.</p>
<p>— Ils délaissent les urnes, j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;ils ne croient plus aux institutions, ils ne sentent plus l&#8217;inspiration politique, ils se sentent loin des élus et ils démontrent peu de passion pour l&#8217;art de la politique.</p>
<p><span id="more-939"></span>— Je trouve que nous pourrions mieux leur expliquer la place de la politique dans leur vie. On la présente avec beaucoup trop de complexité, ils s’éloignent, se désintéressent et je crois que ce phénomène est socialement dangereux.</p>
<p>— Nous pourrions parler de la politique en la présentant comme elle est réellement, c&#8217;est-à-dire une prise de décision ! Ramener la politique près des jeunes, c&#8217;est entre autres leur faire prendre conscience que chaque décision est politique, qu&#8217;ils sont eux-mêmes des micro gouvernements avec des ministères intracorporels, et que plus ils sont conscients de l&#8217;importance de la prise de décision, plus ils sont en mesure de se gérer durablement eux-mêmes et plus ils pourront vivre ensemble.</p>
<p>— Les jeunes se sentent sans pouvoir politiquement, prendre une décision aux 4 ans ne présente pas pour eux une forme efficace et légitime de pouvoir, mais surtout il s’agit une forme dénuée d&#8217;interactivité, et l&#8217;interactivité est au centre de leur génération.</p>
<p>— Tu as raison, l&#8217;interactivité est au centre de leur vie, les jeunes sont connectés en forte majorité, ils sont sollicités sous plusieurs angles, et hélas, le gouvernement, là où est concentrée la prise de décision politique, ne les implique pas dans le processus décisionnel. Les jeunes se tournent alors vers d&#8217;autres sphères de leur vie, là où ils prennent des décisions et sentent que leur voix à une valeur.</p>
<p>— Nous devons impliquer les jeunes et les autres citoyens, et c&#8217;est possible en rendant la prise de décision plus étendue, plus ouverte.</p>
<p>— Le contexte actuel contraint les forces politiques à innover et les jeunes sont en train de montrer une nouvelle avenue. L&#8217;époque de la traditionnelle consultation semble révolue, on ne peut plus simplement consulter, il faut impliquer le peuple dans la prise de décision. Les jeunes doivent être au centre de cette renaissance démocratique.</p>
<p>— Au fond, il s&#8217;agit d&#8217;établir un nouveau contrat social, basé sur la collaboration et la construction collective.</p>
<p>— Un nouveau contrat social? S&#8217;il en est un, il doit être celui de la participation globale et de l’ouverture de la prise de décision pour contrer le phénomène d’étranglement actuel dans notre système politique.</p>
<p>Et vous, qu&#8217;est-ce que vous en pensez ?</p>
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		<title>Une démocratie Internet, une partie de la solution?</title>
		<link>http://pourquoijevote.qc.ca/2011/07/14/est-ce-que-la-renaissance-de-la-democratie-passe-par-internet/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Jul 2011 15:17:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Deslauriers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débats]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>

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		<description><![CDATA[L’accessibilité à l’information sur Internet et ailleurs rend les citoyens beaucoup plus actifs et impliqués dans les processus, nous devons miser sur ces nouvelles réalités. <a href="http://pourquoijevote.qc.ca/2011/07/14/est-ce-que-la-renaissance-de-la-democratie-passe-par-internet/">Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>— Est-ce que la renaissance de la démocratie passe par Internet ?</p>
<p>— Tu exagères un peu avec ta renaissance, arrête un peu avec ton ésotérisme !</p>
<p>— Non, renaissance est le mot juste. Le temps est venu de passer à quelque chose de plus profond que la révolution. La révolution, c’est un cycle nouveau, mais dans un même cercle, une même dynamique&#8230;</p>
<p><span id="more-928"></span>Percevons-nous différemment. Entrevoyons de nouveaux horizons, laissons place à de nouvelles visions grâce auxquelles naîtront des manières innovatrices de se construire et de collaborer. Changeons nos perceptions politiques et sociales. L’accessibilité à l’information sur Internet et ailleurs rend les citoyens beaucoup plus actifs et impliqués dans les processus, nous devons miser sur ces nouvelles réalités. De plus l’interactivité qui évolue de jour en jour réinvente, entre autres, les modes de communications entre élus et citoyens et les élus doivent en prendre conscience et revoir leurs méthodes de travail et de collaboration avec les citoyens.</p>
<p>— Ah… tu ne changeras jamais ! Mais disons que je suis en accord avec ton idée de renaissance, tu penses qu’Internet peut réellement contribuer aux transformations que tu réclames pour une nouvelle forme de démocratie ? Et quelle est cette idée d’interactivité ? Je ne comprends pas ce que tu veux dire.</p>
<p>— Internet offre une opportunité extraordinaire : il facilite la connexion entre les êtres humains et rend la communication beaucoup plus authentique et amène une réelle relation et non seulement une transmission unidirectionnelle du message, comme le font la télévision, la radio ou les journaux.</p>
<p>— Je t’arrête ici, je ne suis pas d’accord avec toi. Les trois formes de médias que tu vises offrent une forme d’interactivité avec le public, le courrier du lecteur dans le cas des journaux, les lignes ouvertes avec les radios et la télévision donnent quelques fois la parole aux téléspectateurs, mais j’avoue que dans ce cas c’est plus rare.</p>
<p>— Tu as raison, mais ces formes d’interactivité sont très rigides et elles sont contrôlées par  les équipes de presse, elles filtrent et orientent le message. Avec Internet, il ne s’agit plus seulement de recevoir l’information, le citoyen peut aussi réagir, générer des nouvelles, il devient un auteur de contenu, un générateur d’idées. Il participe activement au changement au lieu d’être passif dans la réception du contenu décidé dans les hautes sphères du 4<sup>e</sup> pouvoir. Dans une optique démocratique, il y une avenue pour créer une démocratie interactive, basée sur la relation et la collaboration entre citoyens et élus.</p>
<p>— Il y a toujours le danger de la validité de l’information produite par les internautes !</p>
<p>— En effet, mais plus la communauté évolue, plus les membres deviennent aussi des gardiens de la validité, un exemple comme Wikipédia prouve que les citoyens peuvent faire une auto-gestion des contenus sans faire place aux faussetés.</p>
<p>— Mais pourquoi tu dis que la renaissance de la démocratie passe par Internet ?</p>
<p>— Une partie de la réponse se trouve dans l’architecture d’Internet. Internet est construit pour que la périphérie soit le berceau de l’innovation, pour que les usagers puissent collaborer à la création du contenu, l’amélioration des logiciels, la construction des codes et l’évolution des divers réseaux d’échanges. Internet favorise l’innovation ascendante, du bas vers le haut. Je crois que la démocratie actuelle doit tendre vers cette forme d’architecture qui au fond se rapproche de son origine et de ses principes les plus fondamentaux.</p>
<p>— Je comprends ton idée, mais je crois que pour que cette renaissance se produise, il doit se produire une mobilisation sans précédent et nous devons donner lieu à une large réflexion collective sur de nombreux enjeux et des projets de société.</p>
<p>— Et quoi de mieux qu’Internet pour initier ce mouvement, bien sûr en n&#8217;oubliant jamais l’importance des contacts humains tenus hors de la réalité virtuelle !</p>
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		<title>Art et politique : extraits de créativité</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 13:50:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Deslauriers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes de réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[créativité]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’art est peut-être l’une des clefs du renouveau politique que plusieurs réclament, du « faire la politique différemment » dont on entend de plus en plus parler. L’art émerge de la créativité, éveille la sensibilité, amène des réflexions, il fait &#8230; <a href="http://pourquoijevote.qc.ca/2011/06/29/art-et-politique-extraits-de-creativite/">Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’art est peut-être l’une des clefs du renouveau politique que plusieurs réclament, du « faire la politique différemment » dont on entend de plus en plus parler.</p>
<p><span id="more-925"></span>L’art émerge de la créativité, éveille la sensibilité, amène des réflexions, il fait appel aux émotions, et dans une certaine mesure, l’art a un pouvoir de rassemblement. Il peut ouvrir les yeux des citoyens sur des enjeux qui ne les intéressent pas a priori et ainsi conscientiser ceux qui normalement n’entendent pas activer, chez eux, une prise de conscience.</p>
<p>Plus l’art sera vivant, plus nous serons un peuple conscient et ouvert sur les autres. L’art doit prendre une place centrale dans la socialisation des citoyens et il doit mener à un éveil politique, une association entre création et décisions.</p>
<p>L’art et la politique sont intimement liés. Faire de l’art c’est plonger en soi pour créer, et faire de la politique, c’est plonger en soi pour prendre des décisions. Art et politique nécessitent un travail de réflexion et ils doivent se faire dans une démarche en constante évolution pour assurer une continuité et une relation respectueuse avec l’époque actuelle et ceux qui y agissent. Tout comme un processus de création statique, une pensée politique ancrée dans la rhétorique empêche les transformations les plus fondamentales.</p>
<p>À nous d’assurer un dynamisme collectif, tant artistique que politique. Au fond de chacun d’entre nous se cachent un politicien et un artiste.</p>
<p>Plus notre société offre des opportunités pour tous et toutes de découvrir ces facettes d’eux-mêmes, plus nous serons en mesure d’innover et de passer à l’action en prenant des décisions politiques avant-gardistes cohérentes et significatives. Une démarche collective en ce sens doit prendre forme et il faut agir.</p>
<p>L’art doit devenir une priorité dans le système d’éducation, un fondement de notre identité, un chemin nécessaire vers la vision politique.</p>
<p>Art et politique : un métissage pour faire une vraie différence, une révolution créative et innovante, la voie de l’avenir. Maintenant !</p>
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		<title>Des dialogues de la rue : le vote en ligne</title>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2011 13:48:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Deslauriers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Textes de réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>
		<category><![CDATA[vote]]></category>

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		<description><![CDATA[─ Je crois qu’il est temps de dynamiser la démocratie, de la mettre à l’ère du temps. Politique et technologie doivent se métisser encore plus, il faut faire confiance à nos outils et passer à une autre étape. Le vote &#8230; <a href="http://pourquoijevote.qc.ca/2011/05/31/des-dialogues-de-la-rue-le-vote-en-ligne/">Lire la suite</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>─ Je crois qu’il est temps de dynamiser la démocratie, de la mettre à l’ère du temps. Politique et technologie doivent se métisser encore plus, il faut faire confiance à nos outils et passer à une autre étape. Le vote en ligne est tout désigné pour contribuer à l’arrivée de cette nouvelle époque !</p>
<p>─ Le vote en ligne ne respecte pas les traditions démocratiques, il déshumanise la symbolique du geste et il n’est pas sécuritaire, je ne mettrais jamais le sort de mon pays entre les mains d’une machine.</p>
<p><span id="more-920"></span>─ Les transactions bancaires se font en ligne, les transactions boursières aussi, même toi tu le fais, les achats en ligne, les agences de rencontres, les cours en ligne, tout est en ligne, il est temps de voter en ligne pour faire un grand changement. En plus les systèmes de sécurité sont très évolués et les réseaux les plus importants sont très bien protégés.</p>
<p>─ Je ne suis pas convaincu, la sécurité reste un enjeu majeur et rien ne me prouve que les gens vont voter en toute liberté, ils pourraient être victimes de pression de la part de leurs proches et voter sous l&#8217;influence des autres. Certains pourraient même vendre leur droit de vote (les codes d’identification par exemple) à d’autres et ainsi fausser les résultats.</p>
<p>─ Je crois que tu exagères, mais peu importe, le vote en ligne, ça fait moins de gens en file dans les bureaux de vote, c’est sûr que le taux de participation augmenterait si les gens votaient avec leurs claviers en direct de chez eux. Moi, je voterais c’est sûr, si je pouvais voter par Internet, pas besoin de me déplacer, je fais ça vite et c’est réglé. Vivement la démocratie numérique !</p>
<p>─ Moi, je crains que les gens votent sans vraiment s’informer, c’est dangereux de voter sous l’impulsion, en s’informant à un nombre insignifiant de sources. Je crois que, oui, le vote par internet, pourrait faire augmenter les taux participation, mais à quel prix pour la démocratie ? Il faudrait faire passer un questionnaire avant de faire voter les gens, des questions sur les partis, les candidats, les plateformes, le vote par internet pourrait  faire augmenter la culture politique de la société, de ce point de vue, il y aurait peut-être une voie à explorer, mais encore une fois, je crains pour la sécurité. Nous pourrions voir naître un marché noir de la démocratie et brouiller encore plus l’essentielle transparence, elle qui souffre déjà beaucoup.</p>
<p>─ Nous devrions faire un Forum public pour en discuter, je ne sais pas ce que les gens diraient ?</p>
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