La politique vit une crise. La prise de conscience de plus en plus répandue de la forte concentration des responsabilités politiques entraîne une vague d’abandon, voire de mépris. Des « on s’en fout, on ne peut rien faire, ce sont tous des crosseurs », on en entend de plus en plus.
Le phénomène est clair et pas seulement en politique. Nous vivons un déclin de la confiance. On se méfie de plus en plus. La méfiance envers l’inconnu, l’étranger, la méfiance envers les nouvelles idées, envers ce qui nous surprend, etc.
La méfiance fait-elle maintenant partie de notre culture ? J’ose croire que nous n’en sommes pas encore là, bien que nous empruntons aujourd’hui des routes qui pourraient nous y mener.
Avouons-le, le momentum n’est pas en la faveur d’une vie politique active et en santé. Comment pouvons-nous être collectivement viables si les mécanismes de prise de décisions se dégradent sous nos yeux ? À vouloir aller dans toutes les directions, nous nous sommes risqués sur des chemins dangereux.
Illico, mettons le cap sur la confiance. Quelle que soit la taille de la communauté, le développement de relations de confiance durables constitue un fondement solide, un sol fertile pour l’enracinement d’une démocratie qui fleurira ailleurs que sous et sur les drapeaux.
Travaillons à ramener la confiance. Comment ? Doucement ! En offrant, dès le jeune âge des opportunités de plus en plus nombreuses de prendre des responsabilités. Pourquoi ? Parce que plus il y a de responsabilités honorées, plus la confiance augmente.
On développe de la confiance en soi en honorant des responsabilités et on établit des relations de confiance avec ceux et celles avec qui on partage les responsabilités. Confiance et responsabilités sont essentielles à la santé politique et sociale. Nous sommes les architectes de notre démocratie et un peuple qui se méfie ne peut pas être cohérent. Rien dans sa philosophie, dans ses lois, dans ses pratiques ne peut-être viable si la méfiance fait partie de son identité. En effet, si la méfiance éloigne les citoyens les uns des autres, ils ne peuvent plus œuvrer ensemble à la construction de leur société. En l’absence de rassemblements significatifs, le peuple n’est plus cohérent, car disparaît lentement sa nature même de peuple.





« Travaillons à ramener la confiance. Comment ? »
Personnellement, par le dialogue civique. Dans notre méthode politique actuelle, fondée sur la majorité, on « discute » de politique en opposant des points de vue, en construisant des argumentaires et en « positionnant » ses idées par rapport aux autres. En soi, cette méthode créée beaucoup d’insastifaction car les majorités l’emportent toujours sur les minorités de points.
Or, ce qu’il nous faut c’est co-construire nos solutions. Elles doivent provenir d’une méthode qui encourage le dialogue et la richesse de la diversité, pour produire des solutions plus communes qu’actuellement.
En sommes, voici une méthode possible à utiliser: http://theweave.info/