Partie 1 – Les responsabilités : du pouvoir, on en veut

Nous vivons une crise existentielle. La plupart des remparts de notre identité collective sont menacés, pour le meilleur ou pour le pire. Nous en sommes là…

De plus en plus critiques, informés, conscients, beaucoup se détournent des institutions politiques traditionnelles. Les médias font état du cynisme, de l’apathie, mais je cherche encore  les enquêtes sur les causes profondes de notre inertie politique.

Les trois prochains textes de ce blogue tenteront de faire un examen modeste de la situation.

Responsabilités. Confiance. Débat.

Trois thèmes, trois textes, une réflexion sur l’état de notre démocratie.

Partie 1 : Les responsabilités : du pouvoir on en veut

On entend souvent, en lien avec la politique : je ne peux rien faire, je n’ai pas de pouvoir, ça ne sert à rien, ma voix n’est pas écoutée !

C’est un état d’esprit qui est  peut-être légitime, mais il faut aller plus loin que le constat. Pourquoi plusieurs, et de plus en plus, pensent ainsi ? Comment expliquer ce phénomène ? Qu’est-ce qui cause ces sentiments ? Répondre à ces questions est une tâche de longue haleine. Alors, commençons tout de suite.

Peut-être en partie parce que politiquement, nous n’avons presque aucune responsabilité (ou peut-être aucune). Quelles sont nos responsabilités politiques ? Voter ? S’exprimer ? S’impliquer ?

Nos responsabilités se manifestent souvent ainsi : responsabilités envers la famille, envers le travail et quoi d’autre ? Quelles sont nos responsabilités politiques envers la société ? Bien sûr, nous payons des impôts, mais cette responsabilité est souvent vue comme un fardeau et non comme une responsabilité que nous sommes fiers d’assumer.

Voici la définition de responsabilité : le fait d’être responsable, de devoir répondre de ses actes ou ce ceux de quelqu’un d’autre, ou d’avoir à sa charge des décisions. Or, dans les faits, en politique, les responsabilités et la prise de décisions sont concentrées dans les mains d’un nombre restreint. Prendre conscience de ce phénomène en amène beaucoup à se décourager. On réalise qu’au final nous n’avons pas de responsabilité politique.

C’est ce qui se passe actuellement. Le mot circule, ça se jase. On veut être responsables politiquement. Du pouvoir, on en veut. Mais encore faut-il accepter de prendre ses responsabilités tout en se donnant les moyens de les assumer. Un projet de société peut se construire, entre autres, en stimulant le sens des responsabilités à travers les réseaux d’éducation. À long terme le partage des responsabilités politiques aura un impact sur la solidarité, la gouvernance et la vie en collectivité. Il faut simplement se donner le temps de bien méditer un avenir moins frénétique.

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