─ Ça jase pas mal de néocratie !
─ C’est assez vague comme concept. J’ai entendu des jeunes en parler. Néocratie, nouveau pouvoir. Ça se construit en ce moment.
─ J’ai lu ça sur un blogue, le nom n’a rien de définitif. En fait on réclame un changement dans la façon de prendre les décisions, de choisir les leaders de la collectivité, les citoyens veulent mettre le noyau du pouvoir au centre de la place publique.
─ Offrir des espaces pour que les citoyens puissent imaginer et créer un système politique dans lequel ils désirent évoluer, où tous et toutes peuvent prendre la parole sans être dégradés par d’autres, que ce soit pour la non-conformité de leurs idées ou encore pour l’originalité de celles-ci. Le temps est venu de prendre un moment pour se redéfinir ensemble.
─ D’accord, le système actuel commence à dater, mais on commence par où ?
─ Dans la néocratie, l’éducation revient au centre de l’évolution sociale avec la valorisation du savoir et des connaissances. Dans les salles de classe, le respect revient. Le respect de l’autorité du maître, mais aussi le respect des autres camarades de classe et des autres humains qui circulent dans l’école. En commençant par là, on remet le respect au centre de notre réalité collective.
─ On doit aussi affirmer l’importance de la curiosité, des questionnements, en mettant l’emphase sur l’écoute et le partage des savoirs et de la créativité. La violence est présente à l’école et plus d’art et d’expression peuvent sans doute la réduire. En enracinant davantage l’école dans la vie de la communauté, nous pouvons tendre vers une nouvelle ère. C’est par l’école que l’on débute la réflexion pour une vision à long terme.
─ Le momentum démontre que Québécois et Québécoises délaissent de manière croissante la culture politique et les institutions démocratiques. Il y a donc une réelle désaffectation, un mouvement d’abandon s’effectue. Comme les gens délaissent la culture politique actuelle, nous nous retrouvons dans un contexte plus propice à l’innovation : le cynisme et le désaveu prouvent qu’il y un besoin criant de changement donc une nécessité d’innovation.
─ Une néocratie ça se construit comment ? On commence seulement par l’école ? On commence par ailleurs ?




