Devrions-nous abaisser l’âge du vote ? Voilà un enjeu qui fait couler beaucoup d’encre, mais peu d’actions émergent de tout ce qui est dit et il y a peu de développements.
J’ai choisi d’aborder le sujet pour lancer une réflexion. Pour cela, je vais faire une proposition de laquelle nous pourrons partir pour orienter nos échanges, tout en gardant la porte ouverte pour d’autres avenues, d’autres points de vue.
Lors d’une visite dans une école de Granby, j’écoutais les élèves d’une classe discuter de cet enjeu. J’étais en retrait et j’essayais de trouver quelque chose de pertinent à leur dire lorsque viendrait mon tour d’intervenir. J’ai eu une idée, j’ai fait une proposition appréciée des élèves, que je partage avec vous ici.
Si on donnait l’opportunité aux jeunes du deuxième cycle du secondaire de voter à de vraies élections : les jeunes pourraient voter pour les élections au palier scolaire. Après tout, ce palier a un impact direct eux, les jeunes sont la clientèle des établissements, ne devraient-ils pas pouvoir s’y exprimer ?
Cette pratique ne pourrait-elle pas faire monter les taux de participation lors des élections scolaires (7,9 % en 2007) ? Ne serait-elle pas une bonne stratégie pour initier les jeunes aux pratiques démocratiques concrètes, dès l’âge du secondaire ?
Les enseignants seraient responsables de présenter les enjeux, de discuter avec les jeunes, développer leur argumentaire, etc. Les élèves feraient des recherches, pourraient questionner les candidats et, comme devoir, rapporteraient les faits à la maison pour sensibiliser leurs parents et les amener à voter eux aussi… Tout comme on le fait avec le programme Électeurs en herbe, mais cette fois-ci leur vote compterait réellement.
En agissant de la sorte, les élèves ne se sentiraient-ils pas valorisés par l’expérience en faisant en sorte que l’initiation à la vie démocratique active fasse partie de leur cheminement scolaire ? Ne seraient-ils pas ainsi en contact plus direct avec la société tout en accomplissant une démarche pédagogique ?
Que pensez-vous d’une telle mesure ? Avez-vous autre chose à proposer ?
À vous.




